07.11.2009
bien-pensance et radinerie
Hier dans le métro entre une quêteuse, jeune, élégante, grande, mince, trop mince, pâle, trop pâle : elle a le Sida, “n’en souffre pas”, mais pour des raisons administratives - elle peut le prouver - elle ne touche pas les aides auxquelles elle a droit ; d’où sa demande d’argent ou de ticket restaurant. Nous serons deux à lui donner quelque chose. Pourtant la rame entière - sauf moi, sans doute, se serait indigné et écrié à l’écoute d’une plaisanterie sur le Sida et les sidaïques : de la bien-pensance et de la radinerie.
10:44 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sida, politiquement correct, tarlouze
21.03.2009
La crise et le chameau
Je me voilais les yeux. La vérité s’impose. La France est finie. Oh, bien sûr, l’espace géographique subsistera, peut-être conservera-t-il le même nom, de même que des rejetons décadents portant un nom prestigieux sous le poids duquel leurs épaules fléchissent.
Que reproche-t-on à NS ? Sur le fond, la droite est satisfaite, la gauche critique. Rien de nouveau.
C’est l’hyper président hyper actif que l’on ne supporte pas. Il parle, s’agite, voyage, décide, parle encore, préside des comités, …. La France refuse ce volontarisme. Certes NS est souvent désordonné, changeant, incohérent…, mais serait-il plus adroit que cela n’y changerait rien. NS veut nous réveiller alors que nous n’aspirons plus qu’à un long sommeil, fatigués par mille ans d’histoire tumultueuse, glorieuse, tragique.
« Plutôt rouges que morts » chantaient les jeunes allemands pacifistes en 1980. Plutôt souffrir que lutter pourrait être notre slogan.
Comme le chameau de Nietzsche nous allons courber l’échine sous le fardeau de la crise. Nous dépenserons moins, consommerons moins, « après tout chacun son tour, il faut bien partager avec ceux qui n’avaient rien », nous habituerons, trouverons des dérivatifs – nous sommes assez doués pour cela. Nous célébrerons le temps retrouvé, la lenteur, …Petit à petit nous nous moquerons de ceux qui continuent à batailler. Pour quoi faire ? Posséder et polluer davantage.
Courber l’échine n’est pas si difficile. La relever, oui. Chameau nous resterons, jamais lion deviendrons
10:22 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, nietzsche, sarkozy, france
28.01.2009
La crise, c'est la guerre!
Depuis trente ans, la France est en crise. Et refuse la réalité : la crise, c’est la guerre. Plus exactement, à la guerre contre l’extérieur, les français ont préféré, comme souvent, hélas, la guerre civile.
Le patronat nous a refait le coup de la « divine surprise » de 1940. Il a profité de la crise pour écraser les salaires, durcir les conditions de travail, accroître la précarité – et augmenter ses profits. En se souciant assez peu de la conquête de marchés extérieurs.
Les syndicats ont érigé une ligne Maginot social, luttant pour le maintien des avantages acquis ; les salariés ont rejeté toute adaptation au marché, voulant continuer à fabriquer des T-Shirts et des casseroles « au pays », comme avant.
Les politiques de droite ont subventionné les entreprises, la gauche a imposé les trente cinq heures.
Chinois, brésiliens et les autres s’emparent du marché. Nos amis allemands occupent le terrain que nous désertons.
C’est la guerre, camarades. Comment la gagner avec une armée de geignards commandée par des charognards ?
21:19 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, crise, économie, grève, chine, guerre


