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24.01.2008
Libre arbitre ou fatalité
A ceux pour lesquels cette alternative semble appeler une réponse si évidente, je m’écrie : attention, vous allez vous condamner !
Le concept de libre arbitre est peut-être le plus pervers jamais inventé par l’humanité. Le beau mot « libre » masque une tentative d’asservissement ; la théorie de la volonté vise à rendre chacun responsable et donc à le juger, le condamner, le punir.
Les immoralistes s’élèvent contre cette doctrine ; leur intention, restaurer l’innocence du devenir.
Nul n’est responsable de son existence, de ses facultés et défauts, du milieu où il évolue. Nulle intention ne préside à l’existence humaine ; aucune finalité n’est assignée à la vie.
Ni Dieu, ni lendemains qui chantent.
Le Monde est une nécessité, car il existe, mais une nécessité dénuée de signification, une réalité « idiote ».L’homme est un fragment de cette nécessité, de la destinée ; sa fatalité est englobée dans la fatalité de tout ce qui fût et sera. Le juger serait aussi absurde que vouloir juger cette fatalité dans laquelle il se meut.
Confronté à cette fatalité, il retrouve sa liberté. Et la simple joie d’exister sans raison.
17:10 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nietzsche, fatalité, Clément Rosset, culpabilité, devenir, jugement, punition



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