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17/12/2009

Balancier ou Copernic

Longtemps, j’ai prédit le retour du keynésianisme. Non que je sois un génie – encore que, mais en croyant à une sorte de mouvement cyclique. Lorsqu’une théorie prend le pouvoir, elle est vivace et produit le meilleur de ses fruits. Suit une période ne plateau où elle s’est tellement imposée qu’un retour en arrière paraît impossible. Ensuite, viennent les excès dus à cette toute puissance supposée et une sorte de dégénérescence, de boursouflement. La théorie se caricature.

Il en fût ainsi du keynésianisme qui s’imposa en 1945 et engendra trente années d’expansion et d’absence de chômage. Les productifs, entrepreneurs et salariés l’emportèrent sur les détenteurs de capitaux et rentiers.Mais l’Etat-providence enfla, l’inflation dérapa et tua la croissance qui la justifiait : ce fût la stagflation.

Les capitalistes reprirent la main à la fin des 70’s avec les Cicago’s boys de Friedman. Reagan et Thatcher appliquèrent leurs théories – avec des nuances keynésiennes pour le premier. La Trilatérale était son bras armé, Davos sa Mecque. Pour les capitalistes et les grands patrons, ce fût la « Fête du slip » ; des années de joyeuse exubérance. Haute rentabilité du capital, euphories boursières, croissance faible, chômage fort. Les excès culminèrent avec les « subprimes ». Retour de l’Etat et de l’interventionnisme.
Hélas, si trente ans ce n’est rien au regard de l’Histoire, dans une vie d’homme, c’est bien long pour les malchanceux, « au mauvais endroit au mauvais moment ».

Et surtout, cette crise me marque-t-elle qu’un nouveau retour du balancier, ou un bouleversement copernicien, la fin de la domination de l’Occident. Sans être un génie –encore que, je parierais pour Copernic.

Il va y avoir du boulot !

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