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26/01/2010

Coup d'Etat

C’était une nuit de coup d’Etat. Une nuit de mystère et d’aventure. Une légère brume gazait la ville, l’air piquant de ce début de printemps aiguisait les nerfs.

Dans la cour de l’Ecole Militaire des hommes se pressaient en silence autour des blindés qui y avaient convergé par petits groupes depuis une semaine, les derniers préparatifs s’effectuaient, des ordres précis étaient donnés à voix basse, les moteurs ronronnaient au ralenti.

A six heures du matin, à la tête du Régiment de blindés, il s’engagerait dans les grandes et larges avenues du septième arrondissement, encore endormies d’un profond sommeil bourgeois. Un premier détachement cernerait l’Assemblée Nationales ; la Seine franchie, le reste du régiment se diviserait en deux groupes, le premier bifurquerait à droite en direction de l’Elysée, le second, sous sa direction, prendrait à gauche le Cours La Reine et foncerait vers la Maison de la Radio.

A six heures trente, les blindés entoureraient l’immeuble, ses hommes filtreraient les entrées. Révolver au poing, il pénétrerait seul dans le Hall ; des techniciens patriotes l’attendraient dans un studio d’enregistrement. Une dernière fois, il répéterait son allocution. A sept heures moins cinq, tous les studios de la Maison de Radio basculeraient. Les auditeurs des 7-10 de France Info, France Inter, France Culture, se réveilleraient en entendant, « Moi, …. ».

Au même moment, dans toutes les grandes villes de France, des troupes prendraient position, occupant les centres stratégiques, Préfecture, Trésorerie Générale, Banque de France, casernes et commissariats.

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