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31/01/2010

Normal, un déviance?

Normal, qu’entendez-vous par là ? Lors de mes premières années dans la Banque, mon supérieur le plus direct classait son environnement selon ce critère. Untel était normal, Duchmol ne l’était pas. Malgré son absence apparente de contenu, le critère fonctionnait. L’implicite l’emportait sur l’explicite. Avec peu d’erreurs. Un cadre de banque devait avoir l’allure et le comportement d’un cadre de banque. Clair dans la tête, « propre sur lui », urbain de manières, et si possible amateur de femmes, de vin et de bonne chère. Un bon compagnon, somme toute, doté d’un égoïsme de bon aloi.
Le critère fonctionnait aussi par exclusion. Etaient rejetés les mal fringués, les esprits tordus, compliqués, ratiocineurs, amoureux de l’extravagance, les aigris, les paranoïaques, tous ceux, en sorte, qui imputaient leurs difficultés au système, à la société.
Autrement dit, normal signifiait tenir sa place, son rang. Ne pas cracher dans la soupe génétique et sociale. Se reconnaître et s’aimer tel que l’on est.
Vision conservatrice ? Tenir son rang, c’est vouloir progresser, refuser l’immobilisme. Vision étroite ? La frontière n’est pas hermétique. Etre normal relevant d’un état d’esprit, il suffit de l’acquérir pour entrer dans le bon camp. Vision droitière ? Syndicalistes, communistes, … sont accueillis sans réserve, les hypocrites, faux-culs de tout bord exclus.
Nivellement des individus ? Certains êtres falots croient se doter de personnalité en multipliant les excentricités, sans comprendre que la véritable originalité, se montre telle qu’elle est, sans surcharges – c’est ainsi qu’en art, le baroque se distingue du rococo.
Normal, n’est-ce pas, en dernière analyse, vouloir faire de sa vie un moment de bonheur entre

00:09 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : normalité

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