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06/02/2010

1984, fin de la France

En 1984 la gauche a renoncé à sa politique de rupture avec le capitalisme, choisi l'ouverture sur le marché mondial et le libéralisme. Il en était fini de la France, fille aînée de l’Eglise et mère de la Révolution. Des siècles durant, elle avait inspiré l’univers, puis, affaiblie mais non résignée, musardant en-dehors des rangs, sûre de son élégance et de son intelligence, elle était devenue une sorte de dandy planétaire s’obstinant à proposer ses lumières à un monde hélas peu enclin à écouter un discours discordant et à se rebeller. Bien sûr, il restait un auditoire, les pays pauvres, impatients que l’on s’intéresse à eux ; dépourvus de moyens, ils ennuyaient nos dirigeants, braqués sur la ligne bleue de Davos. Neuf ans après, ce serait Maastricht. Je voterai contre.

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