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12/03/2010

Les Mots

J’aimerais avec eux avoir une relation ludique, courtoise ; avoir une écriture fluide, souple, sans apprêt ni emphase, où le mot juste arrive sans effort, le raisonnement se déroule sans dévoiler sa grinçante mécanique, l’image agrémente le propos comme une robe bien coupée une jolie femme. Je n’y réussis pas toujours.

Je n’évite pas la lourdeur d’une phrase qui s’allonge de relatives en relatives, la comparaison trop fleurie ou tirée par les cheveux, la redondance qui remplace la précision par l’accumulation de périphrases ; de temps en temps, pourtant, une tournure me parait bien venue, et je m’en réjouis. Sans doute trop facilement.
Parler s’apparente à une longue course à travers champs, où le souffle et la foulée s’accordent à la diversité du terrain ; écrire ressemblerait à un quatre cent mètres, où chaque mètre est une souffrance. Et la souffrance n’est pas mon fort !

13:43 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littérature, écriture

Commentaires

Je crois qu'elle n'est le fort de personne.

Écrit par : Ève Guerra | 12/03/2010

Bonsoir Jean-Claude. Parler peut également être une insouciante promenade où l'imprévu, souvent, fait bien les choses. Amitiés. Gilles.

Écrit par : Gilles Monplaisir | 13/03/2010

Les commentaires sont fermés.