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10/12/2010

Le Monde : la chute!

Curieux la méchanceté bien pensante de ce journal porte-parole de la gauche intellectuelle et morale, comme si la vertu était contre-nature, et qu’à chaque occasion se déversait le fiel accumulé à se préserver de la vie et de ses tentations.

En 1970, ce défaut perçait déjà, mais « Sirius » Beuve-Méry, Pierre Vianson-Ponté, les grandes signatures, telles Jean de Baroncelli ou Olivier Merlin, donnaient au journal un ton intelligent, stimulant, souvent impertinent. Seule son attitude face à l'argent fleurait la religiosité et reflétait une certaine difficulté à se définir : entre le marxisme et le libéralisme, il s'était rabattu sur le moralisme et fustigeait les marchands du temple.

Et puis, Le Monde s'est rallié à une forme de libéralisme civilisé, s'efforçant de concilier éthique et profit. La Bourse et la Bible sont les deux mamelles du protestantisme, ses adeptes des spécialistes de ce tour de passe-passe. Le Monde, malgré son tropisme anglo-saxon, se montra balourd ; dénoncer au nom de la morale, l'a conduit à devenir un journal à ragots d'une espèce inconnue en France : une sorte de « Minute » politiquement correct, dissimulé sous une hypocrisie de bon ton.

DSK, Chirac, Tiberi, Tapie, Juppé et les autres ont fauté, semble-t-il ; Mitterrand en son temps s'exonéra de bien des règles communes. Tous, au-delà de leurs défauts, ont pris des risques pour assouvir leurs ambitions ou passions. Plus courageux que les belles âmes qui « ont les mains propres, mais pas de mains. »

 

 

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