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31/03/2011

L'avenir en chantant

Aujourd’hui, vers quelle destination vais-je m’embarquer ? La vie n’est pas symétrique. A trente ans, face au vaste espace mystérieux qu’est l’avenir et aux innombrables futurs qu’il contient, on se soucie peu du moment qui passe, inconscient que dans son unicité il engage ceux qui suivront. L’on croit posséder un filon inépuisable, comme une immense marmite de confiture dans laquelle piocher à volonté pour tartiner ses tranches de pain quotidiennes. A mon âge, la marmite s’est vidée, les tartines sont mangées. L’avenir se contracte, le présent occupe tout l’espace. Un peu comme à l’adolescence, quand l’avenir, trop lointain, ne se discerne pas encore.

Alors, la destination, … L’une de ces deux villes dont la fortune s’amuse à  jouer du contraste quand ma vie balance ? Paris, la Capitale, l’excitation intellectuelle, les bars, la nuit, les lumières, la tentation de la jeunesse - à conserver, à séduire ; Marseille, le Sud, la mer, les calanques, le soleil, l’hédonisme épicurien. Mais la jeunesse m’échappe, le bonheur est-il ensoleillé, l’alternative n’est-elle pas illusoire, la solitude menaçante?

Trop peu me reste pour renoncer à rien. Alors ? Jouer à saute-mouton avec les regrets, crocheter l’adversité, préférer le son du clavecin à celui du tocsin et, verre en main, badiner avec la vie sur les jolies terrasses.

 

16:44 Publié dans Hussard | Lien permanent | Commentaires (0)

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