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26/04/2011

Femmes (1)

 

Une heure du matin. Un couple s’attable à la terrasse du Sélect. Il sort d’une salle du quartier latin où ils on revu « A bout de souffle ». Les gestes déliés de la jeune femme évoquent une danseuse, l’homme est plus âgé. Ils commandent  deux Lagavulin seize ans d’âge.

-La scène finale, « qu’est-ce que c’est …dégueulasse ?», cela a été tourné tout près d’ici, non ?

- Oui, rue Campagne Première, de l’autre côté du carrefour, à deux minutes à pied, répond l’homme.

La bruine a cessé, la nuit les enveloppe d’une cotonnade légère.

- Caressez-moi les seins, le prie-t-elle d’une voix chuchotée et impérative (libertine, le « vous » est chez elle une parure érotique).

Il passe sa main autour de son cou, la glisse sous la robe, le léger gilet qui la recouvre dissimule en partie le geste. Un couple passe devant la terrasse, avec l’air de s’ennuyer :

- « Si vous n’aimez pas la mer, si vous n’aimez pas la campagne, si vous n’aimez pas la ville, allez vous faire foutre ! » martèle l’homme, les désignant du regard.

- Vous aimez ce côté bravache, hein ; le discours sur la lâcheté des femmes au volant, cela a du vous plaire !

Sous la caresse, le mamelon durcit ; la jeune femme se penche vers l’oreille de son compagnon :

- Vous pouvez serrer, j’aime bien quand cela fait un peu mal.

Un promeneur solitaire tourne la tête vers le couple, leur attitude l’intrigue, il revient sur ses pas, les regarde avec insistance ; l’homme presse durement le mamelon :

- Sauvage ! J’ai dit un peu mal.

Le voyeur s’éloigne.

- La lâcheté des femmes au volant, c’est dans l’ordre des choses. De tout temps, la vitesse a été liée à l’aristocratie, elle demande adresse, vista, courage. Un pays qui condamne la vitesse lâche prise ; il commence à dégringoler sur la pente « bananeuse » de la médiocrité.

« Arrêtez », soupire la belle libertine.

 

Une heure du matin. Un couple s’attable à la terrasse du Sélect. Il sort d’une salle du quartier latin où ils on revu « A bout de souffle ». Les gestes déliés de la jeune femme évoquent une danseuse, l’homme est plus âgé. Ils commandent  deux Lagavulin seize ans d’âge.

-La scène finale, « qu’est-ce que c’est …dégueulasse ?», cela a été tourné tout près d’ici, non ?

- Oui, rue Campagne Première, de l’autre côté du carrefour, à deux minutes à pied, répond l’homme.

La bruine a cessé, la nuit les enveloppe d’une cotonnade légère.

- Caressez-moi les seins, le prie-t-elle d’une voix chuchotée et impérative (libertine, le « vous » est chez elle une parure érotique).

Il passe sa main autour de son cou, la glisse sous la robe, le léger gilet qui la recouvre dissimule en partie le geste. Un couple passe devant la terrasse, avec l’air de s’ennuyer :

- « Si vous n’aimez pas la mer, si vous n’aimez pas la campagne, si vous n’aimez pas la ville, allez vous faire foutre ! » martèle l’homme, les désignant du regard.

- Vous aimez ce côté bravache, hein ; le discours sur la lâcheté des femmes au volant, cela a du vous plaire !

Sous la caresse, le mamelon durcit ; la jeune femme se penche vers l’oreille de son compagnon :

- Vous pouvez serrer, j’aime bien quand cela fait un peu mal.

Un promeneur solitaire tourne la tête vers le couple, leur attitude l’intrigue, il revient sur ses pas, les regarde avec insistance ; l’homme presse durement le mamelon :

- Sauvage ! J’ai dit un peu mal.

Le voyeur s’éloigne.

- La lâcheté des femmes au volant, c’est dans l’ordre des choses. De tout temps, la vitesse a été liée à l’aristocratie, elle demande adresse, vista, courage. Un pays qui condamne la vitesse lâche prise ; il commence à dégringoler sur la pente « bananeuse » de la médiocrité.

« Arrêtez », soupire la belle libertine.

 

11:52 Publié dans Hussard | Lien permanent | Commentaires (0)

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